Description
Il y a tout plein de personnes en dehors de votre projet, le flux d’information a pour objectif de rendre visible ce que votre groupe fait et de donner envie à d’autres personne de vous rejoindre. Cela peut prendre différentes formes : newsletter, blog, réseaux sociaux…
Témoignage
nous avons un espace de stockage d'info pour notre copperative d'habitant•es, et pour aider les habitant•es a s'approprier l'outil on fait des "apéro wiki"
Témoignage
Créer un rôle de bénévole ambassadeur : une personne qui pourrait relayer l'information auprès de ses réseaux, mettre en avant son engagement.
Pour "cadrer" ce rôle de bénévole ambassadeur on peut proposer un email/post sur réseaux sociaux type du style "Je suis bénévole de l'Asso XXX et j'en suis fier".
Pour que les personnes se sentent à l'aise de parler du projet, il faut déjà qu'elles en comprennent bien l'objet et partagent les valeurs. Pour cela, peut-être une mini formation sur le storytelling auprès de ces personnes. Comment en parler ? Auprès de qui ? Comment diffuser l'info ?
Licence de propriété intellectuelle et auteurices (incitation à partager librement, peut-être en creative commons ;-) )
CC-BY-SA
Témoignage
Beaucoup ont convenu lors des échanges que le meilleur canal pour diffuser l'information est le bouche à oreille.
Mais, tout le monde n'est pas à l'aise avec le fait de partager avec ses proches/collègues/famille pour les faire venir, les faire adhérer...
Laisser ceux qui sont très à l'aise avec ça le faire, parce qu'ils sont tellement engagés qu'ils ont l'engagement communicatif
- surmonter la difficulté liée au fait que des personnes vont venir non pas pour la cause mais pour le lien affectif - ne pas se sentir obligé.e à cause d'un lien affectif/amical - rassurer sur la possibilité de venir voir et de repartir/autonomie- pas pour "faire plaisir"
Collectif ou structure concernée
Habitat collectif
Témoignage
Au cours des échanges nous avons évoqué le fait de créer un tutoriel sur un site et/ou une affiche pour expliquer comment se servir du whatsapp communauté
Témoignage
Le bouche à oreilles notamment par les parents d'élèves marchent très bien dans le quartier. Cela permet d´amener des groupes d'ami.es à des évènements
Témoignage
- Fracture numérique - solutions: tutoriels, apéro explicatifs, affiches avec QR Codes
- problème de modération - détournements des moyens d'information à des fins négatives pour râler: qui joue le/la modérateur.ice ? - solution de prévoir un groupe pour les ralages/remontée de dysfonctionnements/améliorations - permet de canaliser les râleurs/critiques en leur laissant un espace et s'en saisir comme outil de questionnement et d'amélioration
Témoignage
Lorenzo propose d'utiliser la plate-forme reconnexion.org
Cela permet d'utiliser un outil dédié/éviter la surcharge et d'être saturé de notifications whatsapp/ne pas favoriser les GAFAM.
Solutions souveraines interopérables: Bienvenue chez moi et Entraide
Collectif ou structure concernée
Résidence / habitation collective
Témoignage
Nous avons créé un groupe Whatsapp communauté avec des sous-groupes auxquels chaque occupant est libre ou non de participer et sortir. Pour gérer les messages de dysfonctionnements / mécontentement, nous avons créé un sous-groupe dysfonctionnements à faire remonter. Cela permet de recueillir les problématiques, de les faire remonter, et cela évite de polluer le groupe d'annonces/ informations générales.
Cela permet aussi de canaliser les critiques dans une démarche d'amélioration.L'objectif est maintenant de trouver de nouveaux membres.
Je note les idées évoquées en groupe d'organiser des évènements pour diffuser l'information, des affiches dans un lieu dédié, des urnes Besoins / Boîtes à idées. Explorer les autres outils que whatsapp.
La difficulté est d'atteindre d'autres personnes et de trouver un outils dont chacun / chacune puisse s'emparer pour recréer du lien humain au travers du partage de matériel, de moments conviviaux, jardin partagé, amélioration à apporter...
Licence de propriété intellectuelle et auteurices (incitation à partager librement, peut-être en creative commons ;-) )
CC-BY-SA
Témoignage
lorsqu un groupe whats app ou les réseaux sociaux sont un frein à se retrouver. je propose de refaire des apero thématiques ou multithematiques. c’était notamment pour une résidence qui cherche a faire fonctionner son troc et donc proposer des temps mensuels ou trimestriel pour se retrouver et échanger,parler des autres propositions présentes dans la résidence (baby-sitter jardin partage..) en affichant a l’avance la date.
Licence de propriété intellectuelle et auteurices (incitation à partager librement, peut-être en creative commons ;-) )
licence de propriété intellectuelle et autrices (partager librement en créative commons)
Description
Cet espace de partage s’adresse aux membres de votre groupe. C’est un espace matériel ou numérique qui rassemble toutes les infos utiles de votre projet : trombinoscope & contact des membres, compte-rendu de réunions, projets en cours, philosophie… Rendre visible ce qui se passe permet aux inactives & inactifs de devenir observateur·ices !
À noter. Parfois, cet espace devient un peu grand, il est démultiplié en plusieurs sous-espaces et peut donc perdre son intérêt initial. L’astuce est alors de penser un espace unique qui ne contient pas toutes les infos mais, subtilité importante, est LE moyen d’accéder à toutes les infos. C’est ce que l’on appelle une « gare centrale » dans nos formations à la coopération.
Cela peut prendre la forme d’un tableau en liège (si vous avez la chance d’être physiquement tou·tes au même endroit), d’un pad, d’un wiki… Ou toute autre forme qui vous parait pertinente. Gardez bien en tête cet usage de gare centrale.
Collectif ou structure concernée
Sol et Civilisation
Témoignage
Créer une communauté via What's App avec des sous-groupes pour catégoriser les messages au sein d'une communauté existante. La communauté comporte une description courte avec le cadre et fonctionnement. Chaque sous-groupe doit comporter un titre précis, et peut inclure une description où l'objectif est donné. En règle générale quelques administrateurs/ices sont désigné.es et visibilisé.es. De l'affichage physique peut permettre, via QR Code ou lien internet, de rejoindre cette communauté.
Collectif ou structure concernée
Troupe de théâtre associative autogérée
Témoignage
Nous avons créé un drive avec des dossiers en espace partagé.
Un dossier pour les textes , un pour le groupe écriture, un pour le planning, un pour les inspirations visuelles,
un fichier de suivi des notes des répétitions
En cas d'absence aux réunions on fait systématiquement un compte-rendu de la séance
Témoignage
Créer une "gare centrale" qui regroupe tous les outils et ressources en lien avec le collectif. Chaque outil peut y être expliqué et détaillé. Cela permet de n'avoir qu'un seul site à enregistrer auquel on peut se ramener si on cherche quelque chose.
Témoignage
faire beneficier sa communaute d'un esoace de partage est eseentiel pour nourrir ses membres, capitaliser sur les travaux, rendre visible les decisions...
pour autant struxturer cela prend du temps, et oblige a chosir le quoi, les outils, avec les debats actuels sur la soiverainete des outils et la protection des donnees
une invitation, des questions :
- pour restituer l'information, pour accueillir l'information la olsu large suid de l'utilisation d'un outil LLM (tyPe AGENT IA)pour piocher dans une information dense "brute" "je sais ce que je recherche l'outil m´aide a reminter toit ce sui est en lien ", sur le modele d'un notebook LM, mais designé en ressource non prorietaire
question :
- comment rendre compatible des outils libres (framasoft, next cloud, ), avec les habitudes et les usages deja bien orientes vers les outils tyoe goigle, whatsapp ? ou comment eviter une perte d'engagement (ou non engagelent) du fait de mauvais UX de certains outils ou au contraire de refus dnusage de certains outils? a suivre
Auteurice(s)
Laetitia LEGER via l'idée d'une habitante d'un habitat partagé
Collectif ou structure concernée
Habitat partagé
Témoignage
Mise en place de réunions cycliques où les perceptions et ressentis de chaque individu sont exprimés ce qui permet de mettre en place un roulement pour les missions ennuyeuses mais nécessaires et continuer d'être nourri.e par les tâches mobilisatrices. Réunions plutôt toutes les 4-6 semaines, et le groupe est interrogé 1 fois à l'année au minimum, car le bien-être des individus n'est pas proportionnel au bien-être du groupe.
Description
L’espace de partage est un outil « de stock » où l’on trouve toutes les informations mais où les membres doivent faire l’effort d’aller. Il est important d’avoir également un outil « de flux » pour pouvoir Échanger entre les rencontres (c’est parfois le E de la méthode REPI). Parmi ces échanges, ceux qui sont primordiaux pour l’implication sont l’Envoi d’invitations qui permet aux observateur·ices de participer et donc de devenir réactifs et réactives. Idéalement, cela prend la forme d’un message court (lisible en moins de 2 minutes) avec toutes les infos pratiques pour participer.
Collectif ou structure concernée
Association Croqueurs de Pommes VDL
Témoignage
S'assurer de la dispo des personnes "indispensables"a l'échange puis envoyer un sondage date/nom de l'événement sur la messagerie instantanée du collectif. respecter la date qui fait consensus. Doublonner la com de l'invitation avec la date retenue par mail à tout le collectif. sujet court pour qu'il soit lu.
Licence de propriété intellectuelle et auteurices (incitation à partager librement, peut-être en creative commons ;-) )
CC-BYSA
Témoignage
Pour préparer l'AG 2025, les proactif•ves ont envoyé plusieurs mails avec le programme des rencontres préalables prévues en donnant le thème de chaque soirée de travail. ça a permis aux membres de pouvoir s'organiser à l'avance et de venir quand les sujets évoqués leur parlaient.
Licence de propriété intellectuelle et auteurices (incitation à partager librement, peut-être en creative commons ;-) )
CC-BY-SA
Collectif ou structure concernée
La MYNE, Le Lowcal
Témoignage
Réflexions de la table
Comment être lu même par les observateurs ?
- Les réseaux sociaux, il faut aller dans le groupe et donc seul qui sont au moins réactifs y vont.
- Important d’ajouter des invitations personnelles, par mail dans leur propre boîte au lettre mais une personne impliquée ne lit que les mails de moins de 2 minutes
- Et donc 3 niveaux :
Objet très explicit : thème date et animateur « Atelier gestion du temps + date + intervenant »
Bonjour + Je te propose de participer à un atelier + Sujet + date + Après vous saurez comment « rapport à l’atelier » (promesse) + Verbatim exact : que vous soyez déjà venu ou non, vous êtes les bienvenus. + Amicalement
Lien pour en savoir plus !
Distinguer qui on invite de qui on veut avoir :
Toujours intérêt à inviter l’ensemble de la communauté, mais focus ? On peut rappeler individuellement ceux qui sont les plus porteurs Il vaut mieux pas en avoir trop sinon on va vite péter un câble.
On invite à s'impliquer ou à venir ?
Quand on invite, on espère que des observateurs vont devenir récatifs. -> Quand on propose de s'impliquer, on propose généralement de devenir proactif.
La feignantise comme socle d'une communauté, comme outil pour permettre de déléguer à des membres du collectifs et de les impliquer dans les actions !
A quoi sert une rencontre régulière ?
C'est la seule chose indispensable pour l'animateur de communauté. But : Comment convertir des observateurs passifs en actifs ?
- Accueillir les nouveaux
- Définir les prochaines dates d'ateliers
- Transmettre le savoir-faire, le contexte et les compétences
- Célébrer !
Description
C’est le cœur d’un collectif, les rencontres régulières ne concernent pas toujours l’ensemble du collectif mais permettent aux réactif·ves de participer et donc de devenir proactif·ves.
À noter : on présente la méthode REPI dans cet ordre pour expliquer la montée de l’escalier. Dans la réalité de l’animation, il est souvent plus pertinent de s’attaquer aux choses dans le sens inverse. Animez d’abord des rencontres régulières, puis des envois d’invitations efficaces, un espace de partage mis à jour régulièrement et enfin un flux d’info pour raconter ce que l’on fait. 😉 L’idée générale est d’avoir bien toutes les marches, même si on ne fait pas tout très bien.
Collectif ou structure concernée
Les ecologistes, Lyon 6
Témoignage
La diversité des objets des différents groupe dont sont issus les participants rendent l'atelier très pertinent.
Un groupe plein de ressources pour accueillir, prendre en compte les objectifs, appetences personnelles et pour favoriser l'implication.
Licence de propriété intellectuelle et auteurices (incitation à partager librement, peut-être en creative commons ;-) )
CCBYSA
Auteurice(s)
Laetitia LEGER via l'idée d'une habitante d'un habitat partagé
Collectif ou structure concernée
Habitat partagé
Témoignage
Mise en place de réunions cycliques où les perceptions et ressentis de chaque individu sont exprimés ce qui permet de mettre en place un roulement pour les missions ennuyeuses mais nécessaires et continuer d'être nourri.e par les tâches mobilisatrices. Réunions plutôt toutes les 4-6 semaines, et le groupe est interrogé 1 fois à l'année au minimum, car le bien-être des individus n'est pas proportionnel au bien-être du groupe.
Description
Le seuil d’implication pour une personne n’est « que » la balance entre ses motivations et ses freins. Pour favoriser l’implication, il est donc important de prendre régulièrement le temps de questionner les membres. Cela permet d’analyser quels sont leurs motivations (et comment les nourrir) et leurs freins (et comment les diminuer) afin d’abaisser le seuil d’implication.
Petit exemple d’un frein que l’on voit souvent dans un groupe : le mot de passe pour accéder aux informations. D’ailleurs, est-ce bien toujours nécessaire de mettre en place un mot de passe ? 😉
Témoignage
Proposer a une personne moins expérimentée de se former en binôme avec une personne plus expérimentée. Etablir un descriptif détaillé de la mission pour le rendre appropriable
Témoignage
Réflexions de la table - Travailler le seuil de l'implication
Comprendre les membres comme pierre angulaire du seuil d'implication.
Faire pour soi vs Faire pour le groupe -> question de l'échelle de l'implication
La tâche du membre doit être définie comme un écosystème complet pour avoir la compréhension complète des freins et des motivaions inhérents à la tâche : quoi, avec qui, dans quel but, ce qui l'entoure (apéro en fin de journée :V )
La question de la structuration des tâches pour faciliter la création de poste
Mettre en place des roulements sur les tâches pour faciliter les relations et faire monter en compétence selon la volonté des membres -> Evacuer le risque du Savoir-faire captif.
Election sans candidat comme moyen pour être porté par le collcetif à un endroit et construire de facto sa crédibilité -> compétent aux yeux du groupe.
Collectif ou structure concernée
Asso croqueurs de pommes VDL
Témoignage
Revoir le contenu des postes a chaque élection, faire tourner les tâches non complexes et pénibles (ex compte rendu de réunion tournant).
Décrire / procedure les taches de bases necessaire au groupe ppur que tout le monde puisse le faire : inclusif, securise le groupe en cas de départ
Auteurice(s)
Laetitia LEGER via l'idée d'une habitante d'un habitat partagé
Collectif ou structure concernée
Habitat partagé
Témoignage
Mise en place de réunions cycliques où les perceptions et ressentis de chaque individu sont exprimés ce qui permet de mettre en place un roulement pour les missions ennuyeuses mais nécessaires et continuer d'être nourri.e par les tâches mobilisatrices. Réunions plutôt toutes les 4-6 semaines, et le groupe est interrogé 1 fois à l'année au minimum, car le bien-être des individus n'est pas proportionnel au bien-être du groupe.
Description
On n’y pense souvent mais on le fait plus ou moins bien. L’accueil est primordial pour que les nouveaux & nouvelles comprennent comment le groupe fonctionne, quels sont les outils utilisés, comment s’en servir, quels sont les projets en cours, les lieux d’implication possibles… Cela peut prendre différentes formes : un parcours d’accueil, un parrainage ou marrainage, etc.
Témoignage(s) lié(s)
Accueillir et remercier dans un collectif de travail
Collectif ou structure concernée
Collectif Inter-Animacoop (celles et ceux qui animent la formation Animacoop)
Témoignage
Le collectif a mis plusieurs choses en place pour bien accueillir de nouveaux membres :
un rôle dédié
des ressources spécifiques
des rituels
Le rôle d'accueilleureuse
Il est décrit dans l'espace interne du collectif comme suit :
🎯 Mission 1 Etre en charge de l'accueil des nouveaux·elles et l'interlocuteur·trice des personnes qui ont coopté
🎯 Mission 2 Etre garant·e du processus d'intégration :
Expliciter le chemin pour devenir formateur·trice
Expliciter les outils
Prévenir les nouveaux·elles et le CIA si le chemin emprunté n'est pas bon
🎯 Mission 3 Si changement de processus d'intégration, le mettre à jour
🎯 Mission 4 Faire en sorte que la personne se sente accueilli·e au sein du CIA
Soutenir en cas de demande de rejoindre CIA (remonter par un·e membre CIA) et d'avoir un refus (cf charte)
🎯 Mission 5 Soutien "coaching" des membres du CIA pour répondre aux demandes de cooptation, notamment savoir gérer les refus (cf charte)
Les ressources spécifiques
Dans l'espace ressources du collectif, certaines sont classées "Pour prendre soin de l'aubier" (jargon qu'il serait surement bon de revoir pour accueillir aussi des non-botanistes !).
Les rituels
Nos retrouvailles annuelles permettent d'accueillir de façon plus conviviale. Nous animons souvent à cete occasion une Petite histoire / Grande histoire pour raconter qui on est et d'où on vient, individuellement et en tant que collectif ;-)
Témoignage
Avoir un processus d'accueil avec
- Une ou plusieurs personnes en charge de l'accueil
- Un premier temps qui vise à expliquer le concept, la vision, la raison d'être; l'organigramme, comment ça fonctionne; demander les compétences, envies, disponibilités de la personne intéressée; comment elle a connue l'initiative
- Prévoir une demie journée d'accueil pour expliquer la structure, son fonctionnement (cf la frequsque du coopérateur - ESCALE création ) et que la personne comprenne les endroits où elles peuvent être actives (les différentes formes d'engagement, de missions). Pose la difficulté d'identifier des missions simples pour les nouveaux.
- Un.e animateur.rice en charge de la demie journée et par la suite qui serait le.la tuteur.ice de cette promo (si suffisamment de nouveaux bénévoles)
- Après quelques temps on pourrait demander un rapport d'étonnement aux nouveaux (le risque c'est qu'ils n'osent pas dire. Peut-être que faire l'exercice entre anciens/nouveaux permettrait de libérer la parole)
Licence de propriété intellectuelle et auteurices (incitation à partager librement, peut-être en creative commons ;-) )
CC-BY-SA
Description
Ça, on n’y pense moins souvent et on le fait très peu. Pourtant, c’est une étape très utile pour au moins deux raisons. D’abord pour remercier les personnes qui s’en vont, pour le temps de vie qu’elles ont consacré au projet. Ensuite pour recueillir leurs retours sur le projet (les langues se délient souvent en partant) et les raisons de leur désimplication (et ainsi voir s’il y a des choses à améliorer).
Collectif ou structure concernée
les ecologistes, Lyon 6
Témoignage
Une très bonne idée a été exprimée dans le groupe de travail : envoyer 6 mois après un petit message à une personne qui a quitté le groupe pour lui demander ce que les autres doivent retenir de son passage dans le groupe.
Licence de propriété intellectuelle et auteurices (incitation à partager librement, peut-être en creative commons ;-) )
CCBYSA
Description
On ne peut pas tout faire et les journées ne font que 24 h. Le conseil est donc de prendre particulièrement soin des réactifs & réactives (celles & ceux qui sont là aux rencontres) pour comprendre leurs motivations, leurs freins et leurs envies. La réactivité d’aujourd’hui est la proactivité de demain 🙂
Témoignage
Lors de nos rencontres entre formateur •ices, nous suspendons à un fil une enveloppe nominative pour chaque personne présente. Puis pendant le temps de nos rencontres, nous écrivons un mot de remerciement aux autres pour une petite chose comme une plus importante à nos yeux. À la fin, nous repartons tous•tes avec notre enveloppe et plein de jolis mots.
Licence de propriété intellectuelle et auteurices (incitation à partager librement, peut-être en creative commons ;-) )
CC-BY-SA
Témoignage
On a souvent des absences de dernière minute sur un événement, ou des désengagements sur des missions en général.
Afin de ne pas être déstablisé, il est possible de prévoir plus de réactif.ves que prévu. Cela suppose de modérer les ambitions afin que l'organisation puisse supporter les absences.
Dans le cas d'un événement, on peut aussi décider sur le moment de l'attribution des rôles en fonction des personnes présentes.
Si on a finalement plus de monde que nécessaire, la tâche pourra être accomplie par plusieurs personnes ensemble, ou il y a du temps pour faire des pauses, ce qui prend soin de l'engagement des gens.
Auteurice(s)
Laetitia LEGER via l'idée d'une habitante d'un habitat partagé
Collectif ou structure concernée
Habitat partagé
Témoignage
Mise en place de réunions cycliques où les perceptions et ressentis de chaque individu sont exprimés ce qui permet de mettre en place un roulement pour les missions ennuyeuses mais nécessaires et continuer d'être nourri.e par les tâches mobilisatrices. Réunions plutôt toutes les 4-6 semaines, et le groupe est interrogé 1 fois à l'année au minimum, car le bien-être des individus n'est pas proportionnel au bien-être du groupe.
Description
Sur notre infographie, la raison d’être est matérialisé par le soleil qui rayonne sur l’ensemble du groupe. C’est un peu cela la définition de la raison d’être. C’est la réponse à la question Pourquoi ? Pourquoi passons-nous du temps de vie ensemble ? Quel est le projet de ce collectif ? Identifier la réponse à cette question est importante, la rendre visible et la rappeler régulièrement aussi. La raison d’être peut être réinterroger de temps en temps également.
Témoignage(s) lié(s)
La Table d'Aude - 'La république des hyper voisins'
Description
Pour favoriser l’implication, la co-construction est primordiale. En effet, si tout est défini par moi-même, je cherche plus des exécutant·es pour mon projet que d’autres personnes pour mener à bien un projet collectif. Cela fait écho à notre dernière infographie sur la posture d’attention (versus posture d’intention) qui favorise la coopération.
Auteurice(s)
Cécile - à partir des échanges du GROUPE CO-CONSTRUIRE
Témoignage
Au cours de l’atelier, plusieurs expériences concrètes de projets collectifs ont été partagées. Elles ont permis d’explorer les dynamiques de groupe, les tensions possibles et les conditions nécessaires pour faire avancer un projet à plusieurs.
L’expérience du festival : quand les visions divergent
Paul-Jean a raconté la création d’un festival né pendant la période de confinement.
Un petit groupe de personnes s’est rencontré à cette occasion et le collectif s’est prolongé sous la forme d’un groupe de quartier. De cette dynamique est née l’envie d’organiser un événement culturel.
Au départ, tout fonctionnait bien. Mais au moment d’entrer dans l’organisation concrète, une scission est apparue dans le groupe.
Deux visions se sont opposées :
- pour certains, l’organisation du festival devenait une contrainte proche d’un travail, avec des reproches concernant l’implication de chacun dans les tâches concrètes ;
- pour d’autres, cette organisation faisait pleinement partie du plaisir et du sens du projet.
Le collectif s’est alors scindé en deux groupes, ce qui a généré frustrations et conflits. Malgré cela, le festival a finalement pu être réalisé.
Cette expérience a ouvert plusieurs questions :
- est-ce que plusieurs groupes qui construisent en parallèle c'est de la coconstruction ?
- les membres du groupe avaient-ils des objectifs différents non explicités dès le départ ?
- partageaient-ils réellement la même conception du projet ?
Les différents temps d’un projet collectif
Les échanges ont mis en évidence plusieurs phases distinctes dans un projet :
- Le temps de l’initiative : l’impulsion de départ. Plutôt venant d'une personne /petit groupe ;
- Le temps de la stratégie et de la conception souvent porté par un petit groupe qui réfléchit aux orientations.
Ce temps peut se renouveler s'il y a plusieurs projets.
- Le temps de l’exécution et de la réalisation : le moment où les tâches concrètes/ la logistique apparaissent et où l’engagement demandé change. Il faut quand même superviser.
Ces différentes phases mobilisent souvent des profils différents. Le tout est d'éviter les frustrations.
Certaines personnes aiment imaginer et concevoir ; d’autres préfèrent superviser/encadrer, d'autres préfèrent agir et réaliser. Les tensions naissent parfois lorsque ces différences ne sont pas explicitées.
Sans toutes les étapes et tous les acteurs le projet ne peut pas être réalisé.
Faire émerger les désaccords
Fred, des Écologistes, a partagé une méthode utilisée lors d’une réunion entre plusieurs groupes politiques pour élaborer un programme commun.
Les propositions ont été listées et chacun devait se positionner à l’aide de gommettes :
- accord
- désaccord
- point bloquant
Cet exercice a permis d’identifier rapidement trois points réellement bloquants.
Un débat a ensuite été organisé spécifiquement sur ces points :
- chaque personne devait expliquer pourquoi ce point était bloquant pour elle ;
- les porteurs de la proposition devaient expliquer pourquoi elle leur semblait importante.
Cette méthode a permis d’aboutir finalement à un accord commun.
Fred propose également d’organiser des débats sous forme de faux procès, avec des équipes qui défendent ou contestent une proposition.
L’idée centrale est claire : pour qu’un projet collectif avance, il faut faire émerger les divergences et les désaccords et les traiter.
La construction continue dans les projets collectifs vivant/quotidien
Une habitante d’un habitat partagé a évoqué l’importance de réunions régulières permettant d’intégrer progressivement les personnes qui rejoignent le projet au fil du temps et leur conception.
Dans ces contextes, la co-construction est un processus continu, qui doit rester ouvert aux nouveaux participants.
L’expérience d’écriture théâtrale collective
Cécile a partagé l’expérience de création collective d’une pièce de théâtre à partir de textes écrits par l'une d'elles.
Au départ, tout le monde ne souhaitait pas participer à l’écriture. Il a fallu apprendre à :
- proposer le projet,
- scinder le groupe en tre les participant(e)s à l'écriture, et celles qui participaient à une création en lien pour l'année en cours à partir de textes d'autres auteurs sur le même sujet,
- définir un calendrier prévisionnel
Dans le groupe écriture, il a fallu :
- abandonner certains textes d’origine,
- décider collectivement ce qui était conservé ou non comme base commune,
- identifier ce qui était réellement rédhibitoire pour certaines.
À ce moment-là, une personne a quitté le groupe d’écriture.
Trois autrices sont restées, accompagnées par Guillaume, metteur en scène, qui joue un rôle d’appui et de regard extérieur.
Le groupe a dû apprendre à lâcher prise : accepter que le projet évolue et que chacune puisse se l’approprier pour en faire quelque chose de nouveau.
Le processus de travail s’est construit progressivement :
- laisser émerger de nombreuses idées
- retenir celles qui suscitaient une véritable adhésion commune
- construire à partir de là le squelette de la pièce
Aujourd’hui, ce squelette est enrichi progressivement.
Viendra ensuite le temps de la réalisation concrète :
- trouver des comédiens,
- rechercher des lieux de représentation,
- construire un dossier de partenariat,
- définir les besoins en décors et costumes,
- élaborer un modèle économique viable.
Ces contraintes pèsent déjà. On est obligé de tenir compte du spectateur, de réfléchir à la logistique, au nombre de comédiens/comédiennes, à nos moyens humains et matériel, et c'est ce qui permet aussi, avec les contraintes de créer un projet qui pourra ensuite être réalisé. Le projet doit être confronté un minimum à la réalité au stade de la conception, pour ne pas demeurer une "utopie". Au stade de conception/création, la contrainte est totalement inhérente au processus de construction.
Au stade de la réalisation concrète, le groupe sera élargi à d’autres personnes, certaines participant à la dernière minute (accueil du public, tenir la billeterie, s'occuper de la régie son et lumière, préparer le pot à la fin du spectacle).
Cette expérience montre que dans une création collective :
- il y a une impulsion initiale qui peut venir d'une personne ou être partagée ;
- sur la base de cette initiative/impusion, il y a un temps d'adhésion où il faut convaincre d'autres;
- il y a des rôles à définir en fonction des intérêts de chacun chacune,
- un cadre commun doit être défini (valeurs, intention, calendrier, points rédhibitoires pour chaque personne si on souhaite tenir compte de l'avis de chacun chacune) ;
- mais il faut que ce cadre laisse une place à l’émergence et à la créativité.
Sans cadre, le groupe risque de se disperser. Mais un cadre trop rigide empêche l’innovation.
La confiance, le respect des divergences et le soin apporté à la relation sont essentiels.
Les niveaux de participation
Paul-Jean a évoqué l’échelle de la participation (Lorenzo fait référence à Pierre Varinard), qui distingue plusieurs niveaux :
- ne pas participer du tout
- être informé
- être consulté
- la concertation
- co-construire
- co-décider
- co-gérer
Chaque projet doit clarifier au fur -et - à mesure à quel niveau et pour quels sujets les membres sont impliqués, et lesquels.
Le risque de la tyrannie du groupe
Les discussions ont aussi pointé du doigt un danger :la tyrannie du groupe, lorsque la pression collective et la dynamique du groupe empêche l’expression individuelle ou la divergence et s'enlise à cause de cela, crée des frustrations, voir, ne parvient pas au stade de la réalisation concrète, parce que l'individualité et la divergence n'est pas respectée.
Un projet collectif doit donc permettre :
- l’expression des désaccords,
- la reconnaissance/l'inclusion
- un espace d'accueil et de dialogue tenant compte des individualités comme richesse potentielle et non comme menace.
Co-construction et co-décision
Avec l'arrivée de Lorenzo, nous avons discuté de la distinction entre co-construction et co-décision.
Au départ, nous avions tendance à considérer ces deux notions comme indissociables.
Or la co-construction repose souvent sur une multitude de micro-décisions tout au long du processus.
Cela amène des questions essentielles :
- comment décide-t-on ?
- décide-t-on à la majorité ?
- à l’unanimité ?
- qui tranche en cas de désaccord ?
Dans certains cas, une personne peut être considérée par le groupe comme légitime pour décider sur certains sujets (par exemple un metteur en scène). Dans d’autres, la décision doit être collective.
Il est donc important de définir :
- ce qui se décide ensemble ;
- ce qui nécessite l’unanimité ;
- ce qui peut être décidé à la majorité ;
- ce qui peut être délégué à une personne légitimée, en confiance.
Le rapport à la décision
Cécile souligne également que certaines personnes aiment participer aux discussions et contribuer au projet, sans forcément vouloir prendre part à toutes les décisions. Cela pdépend des sujets et du degré d'implication, mais aussi de la personnalité de chacun chacune.
Cela pose la question de la légitimité :
- du groupe pour décider pour chacun,
- d’une personne pour décider pour le groupe,
- du consentement individuel aux modalités décisionnelles du groupe en fonction du sujet.
Paul-Jean et Fred évoquent la participation des cadres et ouvriers aux instances sociales dans les enteprises et comment certains s'excluent d'eux-mêmes du processus parce que ne se sentent pas compétents. Cela conduit à reproduire des inégalités sociales.
On peut prévoir des mécanismes incitatifs pour permettre une participation de celles et ceux qui ne se sentent pas "naturellement" ou a priori légitimes, par croyance, par culture, en raison de leur position sociale, de leur conditionnement social, de leurs peurs.
L'influence de la taille du groupe
La manière de décider dépend aussi de la taille du collectif. Plus un groupe est grand, plus il devient difficile et long de décider à l’unanimité.
Tout dépend aussi du sujet. Si c'est un point de logistique urgent à traiter on ne va pas réunir une AG pour ça. Sauf qu'il faut penser toutes ces petites questions de logistique en amont, pour que la répartition soit "juste"/ acceptée, aussi en tenant compte des profils et envies de chacun/chacune.
Laisser une part de souplesse pour l'imprévu, mais penser aussi l'imprévu collectivement en tenant compte du consentement individuel.
Chaque projet doit donc trouver son propre équilibre de "gouvernance" "décision" sur-mesure pour se construire collectivement.
Description
Parfois la seule chose qui manque, c’est de rendre visible les différentes manières de s’impliquer. L’idée est simple : créer un point de rencontre entre les besoins du groupe et la bonne volonté des individus. Mettez en lumière l’ensemble des tâches à réaliser en les classant par durée, types de compétence nécessaire… Comme ça, chacun·e peut se positionner quand ça l’arrange.
Bien sûr, cette liste est à travailler / co-constuire lors des rencontres (point 4) ou encore de l’accueil (point 6)… et elle doit être visible sur l’espace de partage (voir point 2).
Témoignage
A l'occasion de l'AG, on peut afficher sur une feuille de paperboard une échelle avec, sur l'axe vertical les différents niveaux d'implication (par exemple, 2h participation à l'AG, 0.5j/an participation à un chantier participatif, 0.5j/mois prise en main d'une tache régulière, 1j/mois participation à un groupe de travail etc.) et sur l'échelle horizontale les appétences (ex: geek, gourmande, technique, mobilisation etc.). On prépare des petits papiers avec le nom des personnes présentes, et on les invite à se placer sur l'échelle. Cela permet de rendre visible leur propre engagement actuel et de "l'élever" si elles le souhaitent.
Licence de propriété intellectuelle et auteurices (incitation à partager librement, peut-être en creative commons ;-) )
CC-BY-SA
Collectif ou structure concernée
Amicale des parents d'élèves
TémoignageAnnée 1 :
Certains parents arrivent motivés pour aider le jour de la kermesse. En tant qu'organisateur·ices, nous sommes un peu dépassé·es à courir partout et personne est vraiment dispo pour expliquer ce qu'il y a à faire.
Année suivante
On a fait des fiches pratiques sur les différentes choses à faire (dont comment tenir le stand de barbe à papa). Fiche que l'on peut donner à celles & ceux qui sont motivé·es pour aider le jour J.
Licence de propriété intellectuelle et auteurices (incitation à partager librement, peut-être en creative commons ;-) )
CC-By-SA
Description
Il est récurrent d’avoir la tête dans le guidon. 🙂 Alors gardez en tête qu’il est important de savoir marquer des pauses pour prendre le temps de regarder le chemin réalisé, célébrer les réussites et d’ainsi rendre le groupe visible à lui-même. Et puis c’est l’occasion d’un moment convivial, avec à boire et à manger. C’est un bon moyen pour attirer des observateur·ices, et remercier les proactif·ves et réactif·ves.
Témoignage
- Mesurer le chemin parcouru
- S'interroger sur les pratiques
- Mesures d'impact des actions réalisées
- Documenter "comment ça marche" les process mis en oeuvre
Tout ceci va nourrir le futur et les équipes suivantes
Témoignage
- Boire et manger
- Trouver la culture commuen de célébration
- Rire et partager, adapté au groupe
- formes multiples possibles
- personnel ET collectif
Licence de propriété intellectuelle et auteurices (incitation à partager librement, peut-être en creative commons ;-) )
CC-by-SA