SYNTHESE / REFLEXIONS suite à atelier GROUPE CO-CONSTRUIRE
Travaux concernés
Auteurice(s)
Cécile - à partir des échanges du GROUPE CO-CONSTRUIRE
Témoignage
Au cours de l’atelier, plusieurs expériences concrètes de projets collectifs ont été partagées. Elles ont permis d’explorer les dynamiques de groupe, les tensions possibles et les conditions nécessaires pour faire avancer un projet à plusieurs.
L’expérience du festival : quand les visions divergent
Paul-Jean a raconté la création d’un festival né pendant la période de confinement.
Un petit groupe de personnes s’est rencontré à cette occasion et le collectif s’est prolongé sous la forme d’un groupe de quartier. De cette dynamique est née l’envie d’organiser un événement culturel.
Au départ, tout fonctionnait bien. Mais au moment d’entrer dans l’organisation concrète, une scission est apparue dans le groupe.
Deux visions se sont opposées :
- pour certains, l’organisation du festival devenait une contrainte proche d’un travail, avec des reproches concernant l’implication de chacun dans les tâches concrètes ;
- pour d’autres, cette organisation faisait pleinement partie du plaisir et du sens du projet.
Le collectif s’est alors scindé en deux groupes, ce qui a généré frustrations et conflits. Malgré cela, le festival a finalement pu être réalisé.
Cette expérience a ouvert plusieurs questions :
- est-ce que plusieurs groupes qui construisent en parallèle c'est de la coconstruction ?
- les membres du groupe avaient-ils des objectifs différents non explicités dès le départ ?
- partageaient-ils réellement la même conception du projet ?
Les différents temps d’un projet collectif
Les échanges ont mis en évidence plusieurs phases distinctes dans un projet :
- Le temps de l’initiative : l’impulsion de départ. Plutôt venant d'une personne /petit groupe ;
- Le temps de la stratégie et de la conception souvent porté par un petit groupe qui réfléchit aux orientations.
Ce temps peut se renouveler s'il y a plusieurs projets.
- Le temps de l’exécution et de la réalisation : le moment où les tâches concrètes/ la logistique apparaissent et où l’engagement demandé change. Il faut quand même superviser.
Ces différentes phases mobilisent souvent des profils différents. Le tout est d'éviter les frustrations.
Certaines personnes aiment imaginer et concevoir ; d’autres préfèrent superviser/encadrer, d'autres préfèrent agir et réaliser. Les tensions naissent parfois lorsque ces différences ne sont pas explicitées.
Sans toutes les étapes et tous les acteurs le projet ne peut pas être réalisé.
Faire émerger les désaccords
Fred, des Écologistes, a partagé une méthode utilisée lors d’une réunion entre plusieurs groupes politiques pour élaborer un programme commun.
Les propositions ont été listées et chacun devait se positionner à l’aide de gommettes :
- accord
- désaccord
- point bloquant
Cet exercice a permis d’identifier rapidement trois points réellement bloquants.
Un débat a ensuite été organisé spécifiquement sur ces points :
- chaque personne devait expliquer pourquoi ce point était bloquant pour elle ;
- les porteurs de la proposition devaient expliquer pourquoi elle leur semblait importante.
Cette méthode a permis d’aboutir finalement à un accord commun.
Fred propose également d’organiser des débats sous forme de faux procès, avec des équipes qui défendent ou contestent une proposition.
L’idée centrale est claire : pour qu’un projet collectif avance, il faut faire émerger les divergences et les désaccords et les traiter.
La construction continue dans les projets collectifs vivant/quotidien
Une habitante d’un habitat partagé a évoqué l’importance de réunions régulières permettant d’intégrer progressivement les personnes qui rejoignent le projet au fil du temps et leur conception.
Dans ces contextes, la co-construction est un processus continu, qui doit rester ouvert aux nouveaux participants.
L’expérience d’écriture théâtrale collective
Cécile a partagé l’expérience de création collective d’une pièce de théâtre à partir de textes écrits par l'une d'elles.
Au départ, tout le monde ne souhaitait pas participer à l’écriture. Il a fallu apprendre à :
- proposer le projet,
- scinder le groupe en tre les participant(e)s à l'écriture, et celles qui participaient à une création en lien pour l'année en cours à partir de textes d'autres auteurs sur le même sujet,
- définir un calendrier prévisionnel
Dans le groupe écriture, il a fallu :
- abandonner certains textes d’origine,
- décider collectivement ce qui était conservé ou non comme base commune,
- identifier ce qui était réellement rédhibitoire pour certaines.
À ce moment-là, une personne a quitté le groupe d’écriture.
Trois autrices sont restées, accompagnées par Guillaume, metteur en scène, qui joue un rôle d’appui et de regard extérieur.
Le groupe a dû apprendre à lâcher prise : accepter que le projet évolue et que chacune puisse se l’approprier pour en faire quelque chose de nouveau.
Le processus de travail s’est construit progressivement :
- laisser émerger de nombreuses idées
- retenir celles qui suscitaient une véritable adhésion commune
- construire à partir de là le squelette de la pièce
Aujourd’hui, ce squelette est enrichi progressivement.
Viendra ensuite le temps de la réalisation concrète :
- trouver des comédiens,
- rechercher des lieux de représentation,
- construire un dossier de partenariat,
- définir les besoins en décors et costumes,
- élaborer un modèle économique viable.
Ces contraintes pèsent déjà. On est obligé de tenir compte du spectateur, de réfléchir à la logistique, au nombre de comédiens/comédiennes, à nos moyens humains et matériel, et c'est ce qui permet aussi, avec les contraintes de créer un projet qui pourra ensuite être réalisé. Le projet doit être confronté un minimum à la réalité au stade de la conception, pour ne pas demeurer une "utopie". Au stade de conception/création, la contrainte est totalement inhérente au processus de construction.
Au stade de la réalisation concrète, le groupe sera élargi à d’autres personnes, certaines participant à la dernière minute (accueil du public, tenir la billeterie, s'occuper de la régie son et lumière, préparer le pot à la fin du spectacle).
Cette expérience montre que dans une création collective :
- il y a une impulsion initiale qui peut venir d'une personne ou être partagée ;
- sur la base de cette initiative/impusion, il y a un temps d'adhésion où il faut convaincre d'autres;
- il y a des rôles à définir en fonction des intérêts de chacun chacune,
- un cadre commun doit être défini (valeurs, intention, calendrier, points rédhibitoires pour chaque personne si on souhaite tenir compte de l'avis de chacun chacune) ;
- mais il faut que ce cadre laisse une place à l’émergence et à la créativité.
Sans cadre, le groupe risque de se disperser. Mais un cadre trop rigide empêche l’innovation.
La confiance, le respect des divergences et le soin apporté à la relation sont essentiels.
Les niveaux de participation
Paul-Jean a évoqué l’échelle de la participation (Lorenzo fait référence à Pierre Varinard), qui distingue plusieurs niveaux :
- ne pas participer du tout
- être informé
- être consulté
- la concertation
- co-construire
- co-décider
- co-gérer
Chaque projet doit clarifier au fur -et - à mesure à quel niveau et pour quels sujets les membres sont impliqués, et lesquels.
Le risque de la tyrannie du groupe
Les discussions ont aussi pointé du doigt un danger :la tyrannie du groupe, lorsque la pression collective et la dynamique du groupe empêche l’expression individuelle ou la divergence et s'enlise à cause de cela, crée des frustrations, voir, ne parvient pas au stade de la réalisation concrète, parce que l'individualité et la divergence n'est pas respectée.
Un projet collectif doit donc permettre :
- l’expression des désaccords,
- la reconnaissance/l'inclusion
- un espace d'accueil et de dialogue tenant compte des individualités comme richesse potentielle et non comme menace.
Co-construction et co-décision
Avec l'arrivée de Lorenzo, nous avons discuté de la distinction entre co-construction et co-décision.
Au départ, nous avions tendance à considérer ces deux notions comme indissociables.
Or la co-construction repose souvent sur une multitude de micro-décisions tout au long du processus.
Cela amène des questions essentielles :
- comment décide-t-on ?
- décide-t-on à la majorité ?
- à l’unanimité ?
- qui tranche en cas de désaccord ?
Dans certains cas, une personne peut être considérée par le groupe comme légitime pour décider sur certains sujets (par exemple un metteur en scène). Dans d’autres, la décision doit être collective.
Il est donc important de définir :
- ce qui se décide ensemble ;
- ce qui nécessite l’unanimité ;
- ce qui peut être décidé à la majorité ;
- ce qui peut être délégué à une personne légitimée, en confiance.
Le rapport à la décision
Cécile souligne également que certaines personnes aiment participer aux discussions et contribuer au projet, sans forcément vouloir prendre part à toutes les décisions. Cela pdépend des sujets et du degré d'implication, mais aussi de la personnalité de chacun chacune.
Cela pose la question de la légitimité :
- du groupe pour décider pour chacun,
- d’une personne pour décider pour le groupe,
- du consentement individuel aux modalités décisionnelles du groupe en fonction du sujet.
Paul-Jean et Fred évoquent la participation des cadres et ouvriers aux instances sociales dans les enteprises et comment certains s'excluent d'eux-mêmes du processus parce que ne se sentent pas compétents. Cela conduit à reproduire des inégalités sociales.
On peut prévoir des mécanismes incitatifs pour permettre une participation de celles et ceux qui ne se sentent pas "naturellement" ou a priori légitimes, par croyance, par culture, en raison de leur position sociale, de leur conditionnement social, de leurs peurs.
L'influence de la taille du groupe
La manière de décider dépend aussi de la taille du collectif. Plus un groupe est grand, plus il devient difficile et long de décider à l’unanimité.
Tout dépend aussi du sujet. Si c'est un point de logistique urgent à traiter on ne va pas réunir une AG pour ça. Sauf qu'il faut penser toutes ces petites questions de logistique en amont, pour que la répartition soit "juste"/ acceptée, aussi en tenant compte des profils et envies de chacun/chacune.
Laisser une part de souplesse pour l'imprévu, mais penser aussi l'imprévu collectivement en tenant compte du consentement individuel.
Chaque projet doit donc trouver son propre équilibre de "gouvernance" "décision" sur-mesure pour se construire collectivement.
L’expérience du festival : quand les visions divergent
Paul-Jean a raconté la création d’un festival né pendant la période de confinement.
Un petit groupe de personnes s’est rencontré à cette occasion et le collectif s’est prolongé sous la forme d’un groupe de quartier. De cette dynamique est née l’envie d’organiser un événement culturel.
Au départ, tout fonctionnait bien. Mais au moment d’entrer dans l’organisation concrète, une scission est apparue dans le groupe.
Deux visions se sont opposées :
- pour certains, l’organisation du festival devenait une contrainte proche d’un travail, avec des reproches concernant l’implication de chacun dans les tâches concrètes ;
- pour d’autres, cette organisation faisait pleinement partie du plaisir et du sens du projet.
Le collectif s’est alors scindé en deux groupes, ce qui a généré frustrations et conflits. Malgré cela, le festival a finalement pu être réalisé.
Cette expérience a ouvert plusieurs questions :
- est-ce que plusieurs groupes qui construisent en parallèle c'est de la coconstruction ?
- les membres du groupe avaient-ils des objectifs différents non explicités dès le départ ?
- partageaient-ils réellement la même conception du projet ?
Les différents temps d’un projet collectif
Les échanges ont mis en évidence plusieurs phases distinctes dans un projet :
- Le temps de l’initiative : l’impulsion de départ. Plutôt venant d'une personne /petit groupe ;
- Le temps de la stratégie et de la conception souvent porté par un petit groupe qui réfléchit aux orientations.
Ce temps peut se renouveler s'il y a plusieurs projets.
- Le temps de l’exécution et de la réalisation : le moment où les tâches concrètes/ la logistique apparaissent et où l’engagement demandé change. Il faut quand même superviser.
Ces différentes phases mobilisent souvent des profils différents. Le tout est d'éviter les frustrations.
Certaines personnes aiment imaginer et concevoir ; d’autres préfèrent superviser/encadrer, d'autres préfèrent agir et réaliser. Les tensions naissent parfois lorsque ces différences ne sont pas explicitées.
Sans toutes les étapes et tous les acteurs le projet ne peut pas être réalisé.
Faire émerger les désaccords
Fred, des Écologistes, a partagé une méthode utilisée lors d’une réunion entre plusieurs groupes politiques pour élaborer un programme commun.
Les propositions ont été listées et chacun devait se positionner à l’aide de gommettes :
- accord
- désaccord
- point bloquant
Cet exercice a permis d’identifier rapidement trois points réellement bloquants.
Un débat a ensuite été organisé spécifiquement sur ces points :
- chaque personne devait expliquer pourquoi ce point était bloquant pour elle ;
- les porteurs de la proposition devaient expliquer pourquoi elle leur semblait importante.
Cette méthode a permis d’aboutir finalement à un accord commun.
Fred propose également d’organiser des débats sous forme de faux procès, avec des équipes qui défendent ou contestent une proposition.
L’idée centrale est claire : pour qu’un projet collectif avance, il faut faire émerger les divergences et les désaccords et les traiter.
La construction continue dans les projets collectifs vivant/quotidien
Une habitante d’un habitat partagé a évoqué l’importance de réunions régulières permettant d’intégrer progressivement les personnes qui rejoignent le projet au fil du temps et leur conception.
Dans ces contextes, la co-construction est un processus continu, qui doit rester ouvert aux nouveaux participants.
L’expérience d’écriture théâtrale collective
Cécile a partagé l’expérience de création collective d’une pièce de théâtre à partir de textes écrits par l'une d'elles.
Au départ, tout le monde ne souhaitait pas participer à l’écriture. Il a fallu apprendre à :
- proposer le projet,
- scinder le groupe en tre les participant(e)s à l'écriture, et celles qui participaient à une création en lien pour l'année en cours à partir de textes d'autres auteurs sur le même sujet,
- définir un calendrier prévisionnel
Dans le groupe écriture, il a fallu :
- abandonner certains textes d’origine,
- décider collectivement ce qui était conservé ou non comme base commune,
- identifier ce qui était réellement rédhibitoire pour certaines.
À ce moment-là, une personne a quitté le groupe d’écriture.
Trois autrices sont restées, accompagnées par Guillaume, metteur en scène, qui joue un rôle d’appui et de regard extérieur.
Le groupe a dû apprendre à lâcher prise : accepter que le projet évolue et que chacune puisse se l’approprier pour en faire quelque chose de nouveau.
Le processus de travail s’est construit progressivement :
- laisser émerger de nombreuses idées
- retenir celles qui suscitaient une véritable adhésion commune
- construire à partir de là le squelette de la pièce
Aujourd’hui, ce squelette est enrichi progressivement.
Viendra ensuite le temps de la réalisation concrète :
- trouver des comédiens,
- rechercher des lieux de représentation,
- construire un dossier de partenariat,
- définir les besoins en décors et costumes,
- élaborer un modèle économique viable.
Ces contraintes pèsent déjà. On est obligé de tenir compte du spectateur, de réfléchir à la logistique, au nombre de comédiens/comédiennes, à nos moyens humains et matériel, et c'est ce qui permet aussi, avec les contraintes de créer un projet qui pourra ensuite être réalisé. Le projet doit être confronté un minimum à la réalité au stade de la conception, pour ne pas demeurer une "utopie". Au stade de conception/création, la contrainte est totalement inhérente au processus de construction.
Au stade de la réalisation concrète, le groupe sera élargi à d’autres personnes, certaines participant à la dernière minute (accueil du public, tenir la billeterie, s'occuper de la régie son et lumière, préparer le pot à la fin du spectacle).
Cette expérience montre que dans une création collective :
- il y a une impulsion initiale qui peut venir d'une personne ou être partagée ;
- sur la base de cette initiative/impusion, il y a un temps d'adhésion où il faut convaincre d'autres;
- il y a des rôles à définir en fonction des intérêts de chacun chacune,
- un cadre commun doit être défini (valeurs, intention, calendrier, points rédhibitoires pour chaque personne si on souhaite tenir compte de l'avis de chacun chacune) ;
- mais il faut que ce cadre laisse une place à l’émergence et à la créativité.
Sans cadre, le groupe risque de se disperser. Mais un cadre trop rigide empêche l’innovation.
La confiance, le respect des divergences et le soin apporté à la relation sont essentiels.
Les niveaux de participation
Paul-Jean a évoqué l’échelle de la participation (Lorenzo fait référence à Pierre Varinard), qui distingue plusieurs niveaux :
- ne pas participer du tout
- être informé
- être consulté
- la concertation
- co-construire
- co-décider
- co-gérer
Chaque projet doit clarifier au fur -et - à mesure à quel niveau et pour quels sujets les membres sont impliqués, et lesquels.
Le risque de la tyrannie du groupe
Les discussions ont aussi pointé du doigt un danger :la tyrannie du groupe, lorsque la pression collective et la dynamique du groupe empêche l’expression individuelle ou la divergence et s'enlise à cause de cela, crée des frustrations, voir, ne parvient pas au stade de la réalisation concrète, parce que l'individualité et la divergence n'est pas respectée.
Un projet collectif doit donc permettre :
- l’expression des désaccords,
- la reconnaissance/l'inclusion
- un espace d'accueil et de dialogue tenant compte des individualités comme richesse potentielle et non comme menace.
Co-construction et co-décision
Avec l'arrivée de Lorenzo, nous avons discuté de la distinction entre co-construction et co-décision.
Au départ, nous avions tendance à considérer ces deux notions comme indissociables.
Or la co-construction repose souvent sur une multitude de micro-décisions tout au long du processus.
Cela amène des questions essentielles :
- comment décide-t-on ?
- décide-t-on à la majorité ?
- à l’unanimité ?
- qui tranche en cas de désaccord ?
Dans certains cas, une personne peut être considérée par le groupe comme légitime pour décider sur certains sujets (par exemple un metteur en scène). Dans d’autres, la décision doit être collective.
Il est donc important de définir :
- ce qui se décide ensemble ;
- ce qui nécessite l’unanimité ;
- ce qui peut être décidé à la majorité ;
- ce qui peut être délégué à une personne légitimée, en confiance.
Le rapport à la décision
Cécile souligne également que certaines personnes aiment participer aux discussions et contribuer au projet, sans forcément vouloir prendre part à toutes les décisions. Cela pdépend des sujets et du degré d'implication, mais aussi de la personnalité de chacun chacune.
Cela pose la question de la légitimité :
- du groupe pour décider pour chacun,
- d’une personne pour décider pour le groupe,
- du consentement individuel aux modalités décisionnelles du groupe en fonction du sujet.
Paul-Jean et Fred évoquent la participation des cadres et ouvriers aux instances sociales dans les enteprises et comment certains s'excluent d'eux-mêmes du processus parce que ne se sentent pas compétents. Cela conduit à reproduire des inégalités sociales.
On peut prévoir des mécanismes incitatifs pour permettre une participation de celles et ceux qui ne se sentent pas "naturellement" ou a priori légitimes, par croyance, par culture, en raison de leur position sociale, de leur conditionnement social, de leurs peurs.
L'influence de la taille du groupe
La manière de décider dépend aussi de la taille du collectif. Plus un groupe est grand, plus il devient difficile et long de décider à l’unanimité.
Tout dépend aussi du sujet. Si c'est un point de logistique urgent à traiter on ne va pas réunir une AG pour ça. Sauf qu'il faut penser toutes ces petites questions de logistique en amont, pour que la répartition soit "juste"/ acceptée, aussi en tenant compte des profils et envies de chacun/chacune.
Laisser une part de souplesse pour l'imprévu, mais penser aussi l'imprévu collectivement en tenant compte du consentement individuel.
Chaque projet doit donc trouver son propre équilibre de "gouvernance" "décision" sur-mesure pour se construire collectivement.
